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Les produits cosmétiques Halal : cadre réglementaire, allégations promotionnelles et certification

Les produits cosmétiques Halal : cadre réglementaire, allégations promotionnelles et certification

Code produit : HALALCOS

  • Programmation

    Une date sera bientôt programmée, je clique ici pour être informé.e par email de la prochaine session de formation

    • Nouveau
    • Actualité réglementaire
    • Exclusivité IFIS
Programme
    • Vous maîtriserez l'architecture du droit des produits cosmétiques (règlement (CE) n° 1223/2009, code de la santé publique) : qualification, composition, obligations de mise sur le marché, étiquetage.
    • Vous saurez construire et sécuriser une allégation promotionnelle (règlement (UE) n° 655/2013, droit des pratiques commerciales trompeuses, règles déontologiques ARPP).
    • Vous comprendrez ce que recouvre le « halal » appliqué aux cosmétiques, son absence d'encadrement légal en droit français et européen, et le rôle central de la certification privée.
    • Vous saurez qualifier juridiquement l'allégation « halal », identifier les risques (tromperie, pratiques commerciales trompeuses) et sécuriser un lancement de gamme, y compris à l'export.

    Les + de la formation

    Objectifs pédagogiques

    Maîtriser l'architecture du droit des produits cosmétiques (règlement (CE) n° 1223/2009, code de la santé publique) : qualification, composition, obligations de mise sur le marché, étiquetage.
    Savoir construire et sécuriser une allégation promotionnelle (règlement (UE) n° 655/2013, droit des pratiques commerciales trompeuses, règles déontologiques ARPP).
    Comprendre ce que recouvre le « halal » appliqué aux cosmétiques, son absence d'encadrement légal en droit français et européen, et le rôle central de la certification privée.
    Savoir qualifier juridiquement l'allégation « halal », identifier les risques (tromperie, pratiques commerciales trompeuses) et sécuriser un lancement de gamme, y compris à l'export.

  • Programme

    Introduction —Pourquoi une formation « cosmétiques halal » ?

    • Un marché mondial en forte croissance : chiffres clés du marché des cosmétiques halal, profil des consommateurs, positionnement des marques (natif halal vs. gammes certifiées de grands groupes).
    • La singularité juridique du sujet : une allégation à forte charge de confiance… sans définition légale — le droit appréhende le halal par le droit commun (loyauté, preuve, contrat).
    • Quiz de positionnement (5 questions) pour mesurer le niveau de départ et impliquer la salle.

    Module 1 — Le socle : le droit des produits cosmétiques

    1.1. Qu'est-ce qu'un produit cosmétique ? La qualification juridique

    • Définition de l'article 2 du règlement (CE) n° 1223/2009 et de l'article L. 5131-1 du code de la santé publique.
    • Produits frontières : médicament (par fonction / par présentation), biocide, complément alimentaire, dispositif médical — critères de départage et conséquences du choix de régime.

    - Intérêt pour la suite : les produits emblématiques du halal (parfums, dentifrices, rouges à lèvres, vernis) sont bien des cosmétiques soumis à ce corpus.

    1.2. Les acteurs et leurs responsabilités

    • La « personne responsable » (art. 4 et 5) : clef de voûte du système ; obligations du distributeur (art. 6) et de l'importateur.
    • Les autorités de contrôle françaises : ANSM et DGCCRF — répartition des compétences, pouvoirs (injonctions, sanctions), cosmétovigilance.

    1.3. La composition

    • Exigence générale de sécurité (art. 3) et évaluation de la sécurité (annexe I).
    • Le système des annexes : substances interdites (annexe II), substances réglementées (annexe III), colorants, conservateurs et filtres UV autorisés (annexes IV à VI) ; substances CMR ; nanomatériaux.

    - Point d'attention « fil rouge » : l'alcool éthylique et les ingrédients d'origine animale (glycérine, collagène, carmin…) sont licites en droit cosmétique — la question halal n'est pas une question de sécurité mais de conformité à un référentiel religieux

    - Lien avec la sécurité des produits et le règlement REACh

    1.4. L'accès au marché : ni autorisation, ni « enregistrement » au sens strict

    • Notification préalable au portail CPNP (art. 13) : contenu, responsable, produit par produit.
    • Le dossier d'information sur le produit (DIP, art. 11) et le rapport sur la sécurité ; bonnes pratiques de fabrication (ISO 22716).
    • Interdiction de l'expérimentation animale (art. 18) — passerelle utile vers les allégations « cruelty-free » et « vegan » du module 4.

    1.5. L'étiquetage obligatoire

    • Mentions de l'article 19 : personne responsable, contenu nominal, durabilité / PAO, précautions d'emploi, numéro de lot, fonction du produit, liste des ingrédients (INCI).
    • Exigence de langue française (code de la santé publique) ; supports (récipient, emballage, notice) ; sanctions du défaut d'étiquetage.

    Module 2— Promouvoir un cosmétique : allégations et publicité

    2.1. Le cadre spécial des allégations cosmétiques

    • Article 20 du règlement (CE) n° 1223/2009 : interdiction d'attribuer au produit des caractéristiques qu'il ne possède pas.
    • Règlement (UE) n° 655/2013 : les six critères communs — conformité à la réglementation, véracité, éléments probants, sincérité, équité, choix en connaissance de cause.
    • Le document technique de 2017 sur les allégations (annexes « bonnes pratiques » et « free from ») et les recommandations ANSM / DGCCRF, référentiel opposable en pratique contentieuse.

    2.2. Focus : les allégations « sans » (« free from »)

    • Typologie des allégations « sans » interdites : substance interdite, dénigrement d'ingrédients autorisés (« sans parabènes »), caractéristique imposée par la réglementation.
    • Le cas « sans alcool » : admis lorsqu'il permet un choix éclairé d'un groupe spécifique de consommateurs — l'exemple visé étant précisément le consommateur qui évite l'alcool pour des motifs religieux. C'est la porte d'entrée officielle du fait religieux dans le droit des allégations cosmétiques.

    - « Sans ingrédients d'origine animale » : conditions de véracité et de preuve (traçabilité des matières premières).

    2.3. Le droit commun : pratiques commerciales trompeuses et tromperie

    • Pratiques commerciales trompeuses (art. L. 121-2 et s. du code de la consommation) : action, omission, caractéristiques essentielles du bien ; sanctions civiles et pénales (art. L. 132-2).
    • Retour d'expérience DGCCRF (enquête publiée en 2021) : environ 40 % d'anomalies sur les allégations « sans », un tiers sur les allégations « avec » (ingrédient absent, concentrations symboliques, promesses non étayées) ; avertissements, injonctions, transactions et amendes.

    2.4. L'autorégulation publicitaire

    • Recommandation ARPP « Produits cosmétiques » (V8, applicable depuis juillet 2019) : présentation des performances, avant/après, retouches et mannequins, allégations environnementales.
    • Le Jury de déontologie publicitaire (JDP) et l'avis préalable pour la publicité TV ; règles générales ARPP mobilisables (véracité, décence, image et respect de la personne).
    • Publicité digitale et influence commerciale (loi n° 2023-451 du 9 juin 2023) : un canal majeur pour les marques halal, souvent portées par des influenceuses spécialisées.

    Module 3— Le halal : notion, statut juridique et certification

    3.1. Que recouvre matériellement un « cosmétique halal » ?

    • Ingrédients sensibles : dérivés du porc et d'animaux non abattus rituellement (gélatine, glycérine, collagène, kératine, acides gras), carmin / cochenille (E120, statut discuté selon les conceptions), alcool éthylique (interdit, toléré ou admis selon son origine et sa fonction suivant les standards locaux pour les pays).
    • Au-delà de la formule : procédés de fabrication, absence de contamination croisée, traçabilité, emballages…

    - Il n'existe pas une définition unique du halal cosmétique : chaque référentiel religieux ou normatif trace ses propres lignes — constat fondateur pour toute l'analyse juridique.

    3.2. Le statut du halal en droit français et européen : un vide organisé

    • Aucune définition légale du halal en droit français ni en droit de l'Union ; seul l'abattage rituel est encadré (dérogation à l'étourdissement, habilitation des sacrificateurs par trois mosquées) — un dispositif propre aux denrées carnées, sans équivalent cosmétique.
    • Rapport du Sénat (2016) : marché de la certification développé « de manière anarchique », cahiers des charges hétérogènes, contrôle DGCCRF limité par l'absence de définition ; échec des tentatives de normalisation européenne (CEN).
    • Conséquences : le halal est une notion contractuelle et déclarative ; la protection du consommateur passe par la loyauté (modules précédents), non par un agrément public.

    - Éclairage jurisprudentiel : CJUE, 26 févr. 2019, OABA, aff. C-497/17 (incompatibilité entre label bio et abattage sans étourdissement) — illustration de la manière dont le juge de l'Union articule labels publics et pratiques religieuses.

    3.3. La certification halal : une architecture purement privée

    • Nature contractuelle de la certification : audit, cahier des charges, droit d'usage de la marque du certificateur, retrait ; absence d'accréditation publique obligatoire en France.
    • Panorama des certificateurs français (AVS, ARGML — Grande Mosquée de Lyon, Achahada…) et de leurs divergences de référentiels.
    • Référentiels internationaux structurants : norme OIC/SMIIC 1 (pays de l'OCI), GSO 2055 (Golfe), norme malaisienne MS 2200 (JAKIM), et l'Indonésie : loi n° 33/2014 et certification halal obligatoire des cosmétiques au 17 octobre 2026 (BPJPH).

    - Reconnaissance mutuelle des certificats, choix du certificateur selon les marchés cibles.

    3.4. La qualification juridique de l'allégation « halal »

    • Le halal, caractéristique essentielle du produit : composition, qualités substantielles, procédé de fabrication — application de l'art. L. 121-2 du code de la consommation à l'allégation infondée.
    • Tromperie (art. L. 441-1 et L. 454-1 et s. du code de la consommation) : transposition aux cosmétiques de la jurisprudence rendue en matière de viande halal.
    • Application des six critères communs du règlement 655/2013 à l'allégation halal : véracité et éléments probants (certification, traçabilité), équité (ne pas dénigrer les produits non halal), choix en connaissance de cause (à quel référentiel renvoie le logo ?).
    • Le droit des marques comme béquille : marques collectives et marques de garantie des certificateurs, action en contrefaçon contre l'usage abusif d'un logo halal.

    Module 4 — Atelier : sécuriser le lancement d'un cosmétique halal

    4.1. Construire la conformité en amont

    • Choisir son référentiel et son certificateur selon les marchés visés (France / Golfe / Asie du Sud-Est).
    • Sécuriser le contrat de certification : portée, audits, sous-traitance, retrait du certificat, responsabilité, communication de crise.
    • Constituer le dossier de preuve de l'allégation : traçabilité des matières premières, attestations fournisseurs, certificats.

    4.2. Étiqueter et promouvoir sans trébucher

    • Articulation des allégations voisines : halal / « sans alcool » / vegan / cruelty-free — synergies réelles, amalgames interdits (vegan n'implique pas halal, et réciproquement).
    • Pièges récurrents : dénigrement implicite des produits non halal, promesse de « pureté » globale des produits, halal autoproclamé sans référentiel, logo évoquant une certification inexistante…
    • Publicité et fait religieux : décence, respect des convictions, marketing d'influence communautaire.

    4.3. Anticiper les contrôles et le contentieux

    • Cartographie des risques : enquêtes DGCCRF, plaintes de consommateurs et d'associations, retrait de certification, crise réputationnelle (réseaux sociaux et médias communautaires très réactifs).

    4.4. Cas pratique fil rouge : le lancement d'une gamme de produit

    • En sous-groupes : audit d'un projet d'étiquette et d'un post sponsorisé Instagram (erreurs glissées à dessein : allégation « 100 % halal » non certifiée, « sans parabènes », visuel avant/après retouché, logo ambigu…).
    • Restitution collective et correction commentée : chaque erreur renvoie à un module de la journée.
Intervenant(s)

Intervenant(s)

  • Paul-Henry DEVÈZE

    Avocat au barreau de Paris, il est en mesure d'intervenir sur les questions relatives à la réglementation des produits de santé à toutes les étapes de leur cycle de vie : R&D, accès au marché, promotion, accords commerciaux et retrait de commercialisation à la suite d'une décision de police sanitaire. Il met ainsi son savoir-faire au service des projets de ses clients notamment en matière de recherche clinique, de commercialisation et distribution des produits en France, mais aussi en matière de gestion des risques concernant la responsabilité administrative, civile ou pénale des acteurs de la santé. 

Public concerné

Public concerné

Professionnels du secteur cosmétique : juristes, responsables affaires réglementaires, qualité, marketing, packaging, vente, export, chefs de produit.

Pédagogie et infos

Pédagogie et infos

Pédagogie

  • Apports théoriques
  • Sessions interactives de questions/réponses
  • Etude de cas

Prérequis

Prérequis : AUCUN.

INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

Avant chaque formation, vous êtes invité à préciser vos besoins via un questionnaire d’attentes. En fin de session, une évaluation des acquis, accessible depuis notre plateforme sécurisée, vous permet de valider votre progression.
Chaque formation donne lieu à l’envoi d’une attestation de fin de formation.

Délai d'accès à la formation : ce délai correspond à la période entre l'inscription de l'apprenant ou de son entreprise et la date effective de la formation.

Pour les formations interentreprises, les inscriptions sont clôturées :

  • soit 24 heures avant le début de la formation,
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Nos formations sont planifiées et mises à jour régulièrement et notre site internet reflète en temps réel le planning des formations programmées.

Pour les formations intra-entreprises, les délais sont précisés dans nos propositions commerciales. En moyenne, ils sont inférieurs à 2 mois après la signature de la proposition, sous réserve de validation rapide des dates de formation par le client.

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Les personnes en situation de handicap souhaitant suivre cette formation sont invitées à nous contacter directement afin d’étudier ensemble les modalités d’accès requises.

Depuis le 1er septembre 2023 et conformément à sa politique RSE, l'IFIS n’imprime plus les supports de formation dans le cadre des formations interentreprises, sauf demande expresse de l’équipe pédagogique. Les apprenants recevront une version numérique du support directement sur leur boîte mail professionnelle, en amont ou en aval de la formation, en fonction des modalités décidées par l’équipe pédagogique. Pour en savoir plus sur la politique RSE de l'IFIS, cliquez ici. Pour toute requête spécifique ou demande d’information en lien avec la reprographie ou la disponibilité des supports de formation, veuillez contacter l’IFIS : contact@ifis.fr

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Amélie BOURGEAIS

Amélie BOURGEAIS

Chargée de formation et de relation client

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