Nouvelles règles de la LFSS 2026 : êtes-vous prêt ?
07 janvier 2026
MédicamentPromulguée au journal officiel depuis le 31 décembre, la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) pour 2026 s'annonce cruciale pour l'industrie pharmaceutique avec l'entrée en vigueur de nouvelles réglementations. Des ajustements majeurs touchant la clause de sauvegarde, la création d’une contribution supplémentaire, ainsi qu’une taxe liée au maintien artificiel de l’exclusivité commerciale, obligent les acteurs du secteur à se préparer.
Ce contexte en pleine mutation souligne l'importance pour les industriels de santé d'adapter leur stratégie et de se former aux impacts potentiels sur leurs activités. Êtes-vous prêt à saisir cette opportunité pour renforcer vos connaissances et répondre aux défis à venir ?
Clause de sauvegarde et contribution supplémentaire : nouveautés 2026 – Article 28
L'un des aspects les plus notables sera l'introduction d'une contribution supplémentaire. Cette contribution sera basée sur la même assiette que la clause de sauvegarde.
Toutefois, sa particularité réside dans son calcul : alors que la clause de sauvegarde sera désormais basée sur les montants remboursés, la contribution supplémentaire sera évaluée sur le chiffre d’affaires net des remises, en excluant les remises commerciales.
Cette distinction pourrait avoir des répercussions majeures sur les projections financières des entreprises pharmaceutiques. Il est important de noter que certains médicaments, tels que les génériques et les princeps sous TFR (tarif forfaitaire de remboursement), seront exonérés de cette contribution, offrant un certain soulagement pour cette catégorie spécifique de médicaments.
À l'heure actuelle, il semble que la clause de sauvegarde ne sera pas activée pour l'année 2026 et que la contribution supplémentaire prendra le relais, mais les entreprises devraient rester vigilantes et informées des moindres modifications. Pour ceux qui souhaitent approfondir leur compréhension, une formation dédiée à cette clause est disponible :
Taxe pour le maintien « artificiel » de l’exclusivité commerciale – Article 29
Une nouvelle taxe verra le jour, ciblant les entreprises qui cherchent à prolonger de manière « artificielle » la durée d’exclusivité commerciale des médicaments dont les brevets touchent à leur fin. Ce changement, s'appliquant à partir de l’exercice 2025, vise à encourager une concurrence saine et à maximiser l'accès des patients aux nouvelles solutions thérapeutiques. Les entreprises devront dorénavant être plus attentives à leur stratégie post-brevet pour s'assurer de ne pas se retrouver pénalisées financièrement. La taxe corrobore l'engagement des législateurs à pousser les entreprises vers l'innovation tout en empêchant des pratiques qui freinent l'entrée de génériques ou de nouvelles alternatives sur le marché.
Pour se préparer adéquatement, les entreprises peuvent envisager des formations telles que :
👉 Maîtriser les enjeux juridiques dans sa stratégie d’accès au marché - Ref : JURMA
Ces deux formations une compréhension approfondie des enjeux juridiques et des questions de concurrence spécifiques au secteur pharmaceutique.
Réforme des accès dérogatoires : Un changement de cap – Article 88
L'année 2026 marque aussi un ajustement dans les politiques d'accès dérogatoire aux médicaments. Alors que les discussions sur une refonte de l’accès précoce se poursuivent, il a été décidé de prolonger l'expérimentation de l’accès direct pour une durée de deux ans supplémentaires.
Cette prolongation permettra d’évaluer plus avant les implications de cette stratégie pour l’industrie et les patients. Les organisations doivent se préparer à une période de transition et veiller à la conformité tout en maximisant leur potentiel d'accès marché.
Les industriels de santé devront, par conséquent, s'adapter à ces réformes pour garantir la pérennité de leurs activités, tout en continuant de répondre aux besoins urgents des patients. Une connaissance approfondie des règles de fixation des prix avec le CEPS, combinée à une compréhension détaillée des implications de l'accès dérogatoire, est essentielle pour naviguer efficacement dans ce domaine complexe.
Enjeux et solutions : se former face aux nouvelles règles
L'introduction de nouvelles règles en 2026 pose plusieurs défis mais propose aussi des opportunités.
Les industriels doivent s'assurer d'une préparation adéquate pour minimiser les impacts.
La formation est un outil crucial dans cette démarche, en offrant des connaissances clés sur des sujets allant de la clause de sauvegarde à la stratégie post-brevet. Ces programmes, comme mentionné précédemment, aident non seulement à maîtriser le concept et le calcul des remises à l’assurance maladie, mais aussi à renforcer la compréhension des enjeux concurrentiels.
Les entreprises qui choisissent de former leurs équipes seront à même d'anticiper les changements, de s'adapter plus rapidement et de créer des stratégies flexibles, leur assurant ainsi une position dominante sur le marché tout en respectant les nouvelles législations.
Stratégies d'anticipation pour 2026
2026 est l'occasion idéale pour repenser les stratégies organisationnelles et anticiper les impacts de ces nouveaux changements législatifs. Il s'agit non seulement d'assurer la conformité aux règles, mais aussi de renforcer la cohérence interne en alignant les stratégies juridiques et commerciales à long terme.
Les entreprises qui se montrent réactives pourront non seulement naviguer efficacement à travers ces bouleversements, mais également en faire un tremplin pour l'innovation et la consolidation de leur place sur le marché.
L’anticipation passe aussi par des évaluations financières rigoureuses, tenant compte des contributions supplémentaires et des taxes éventuelles, ainsi que par une réévaluation des portefeuilles de brevets et stratégies de licencing pour sécuriser et optimiser la chaîne de valeur.
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